Deuxième contribution illustrée au centenaire de l’OIT

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Don Quichotte dit : “Les deuxièmes parties n’ont jamais été bonnes”, ce qui aurait dû me dissuader d’écrire cette deuxième contribution après le succès retentissant de ma première contribution au Centenaire de l’Organisation Internationale du Travail.

La découverte de nouveaux témoignages photographiques des délégués latino-américains et la rencontre avec Liza Burgos, descendante du délégué du Panama à la Conférence de Paix, ont provoqué ces lignes. Les cheveux du Dr Martínez Ortiz, le regard d’Antonio Sánchez de Bustamante et le mouvement de la tête d’Antonio Burgos lorsque Clemenceau s´adresse aux délégations réunies au Trianon et à Saint-Germain-en-Laye, justifient une nouvelle réflexion avant de conclure le centenaire de l’OIT.

Mes recherches ont également mis à jour la première déclaration sur l’avenir du futur du travail faite par un Britannique, le 14 février 1919. Mes fidèles lecteurs découvriront aussi que, le 1er février 1919, George L. Berry, futur sénateur démocrate du Tennessee, était sur la photo de la Commission de la législation internationale du travail.

Dans ce document, je rafraîchis l’information sur le comte polonais Jota Zoltowski et j’offre la possibilité d’accéder au film de mon voyage dans les terres des comtes Potocki, en mémoire, en cette année du centenaire, de l´ouvrage sur les normes internationales du travail rédigé par Geraldo Von Potobsky et Héctor Bartolomei.

Une nouvelle photo du Docteur Martínez Ortiz

1919-01-25-Dr Martinez Ortiz en la apertura de la Conferencia de Paz

Dans la publication précédente, j’ai développé une thèse avec deux hypothèses : la seule photo de la Commission de la législation internationale travail où l’on pouvait admirer le délégué cubain, le Dr Rafael Martínez Ortiz, avait été prise le samedi 25 janvier ou le samedi 1er février 1919. Ce furent en effet les deux seuls jours où les distingués représentants de la République tchécoslovaque (Edouard Benes) et de la République de Cuba (Rafael Martínez Ortiz) se sont retrouvé ensemble aux réunions de la Conférence de Paix.

Suivant les pas de Stanley Taylor, qui a développé une passion pour montrer sa collection de L’Ilustration sur le site web des retraités de l’OIT, j’ai également décidé de consulter la collection personnelle de ma belle-mère de ce journal français.

L’Ilustration raconte que le samedi 25 janvier 1919, à 15 heures, Henri Poincaré, Président de la République, déclarait ouverte la Conférence de Paix dans le Salon de l’Horloge du Ministère des Affaires étrangères.

L’Illustration établit une description éloquente du moment :

Les peintres d’histoire éterniseront cette scène unique. Comme cadre, le ministère des Affaires étrangères. Plus précisément, le salon dit de l’Horloge, au rez-de-chaussée du ministère. On y accède par les deux perrons de la façade, quai d’Orsay. Le salon, comme l’ensemble des appartements, date du Second Empire. Il est rouge et or. Ses trois larges fenêtres, encadrées de rideaux de soie à ramages, ont vue sur la Seine et les Tuileries. Au fond, une immense cheminée de marbre dans laquelle est encastrée l’«horloge». Face aux fenêtres, trois baies font communiquer le salon avec une galerie.

Le Dr Rafael Martínez Ortiz apparaît de dos, au bord droit de la photo, les cheveux épais et blancs. Avec un peu d’effort, on peut distinguer le début de sa fameuse moustache. Selon le plan de la réunion publié par L’Illustration, le Dr Martínez Ortiz occupe le siège n° 29. Les chaises des délégués du Guatemala et du Panama, qui se trouvent de l’autre côté du fer à cheval, sont restées vides en l´absence de Joaquín Méndez et d´Antonio Burgos.

Le Dr Martínez Ortiz semble avoir fixé son regard sur le lieutenant Paul Mantoux, l’officier qui interprète le discours d’ouverture de Poincaré. Alors que le Dr Martinez Ortiz continue à prêter attention à la déclaration, il tourne le dos et laisse admirer ses cheveux blancs épais, au très honorable Joao Pandiá Calógeras, qui sera considéré comme le “Clausewitz de la politique étrangère brésilienne”. Assis à la droite du Dr. Martinez Ortiz, le Ministre d´Affaires étrangères de la Grèce, Nicolas Politis, ne semble pas prêter attention à l’interprétation du discours pour s’immerger dans une lecture certainement plus productive.

1919-01-18-Martinez Ortiz asiste a la apertura de la Conferencia de Paz-de espaldas pelo blanco muy tupido

De l’autre côté de la table, devant le Dr. Martínez Ortiz, se trouvent les trois places réservées à la délégation belge, bien que seuls deux délégués étaient présents ce jour-là : Paul Hymans, ministre des Affaires étrangères, et Jules Van den Heuvel.

À la fin du discours de Poincaré, le président Wilson a proposé, et les personnes présentes ont levé les bras en signe d’acceptation, que Georges Clemenceau soit élu président de la Conférence. L´Illustration a remarqué que l’interprète avait fait dire à Lloyd George qu’il considérait Clemenceau comme “le plus grand vieillard de France” ce qui a été ensuite rectifié par “M. Clemenceau est le plus grand jeune homme de la France”.

L’ordre du jour de la réunion comprenait trois points : 1) responsabilité des criminels de guerre, 2) sanction des crimes commis pendant la guerre, 3) législation internationale du travail. « Les commentaires sur ces projets sont les bienvenus. … la question de la “Société des Nations” sera à l’ordre du jour de la prochaine session ».  La séance est levée à 16 h 50.

A ce moment de l’histoire des Grandes Puissances, la question sociale avait acquis un niveau d’importance comparable aux questions militaires.

Devant le président Wilson, Barnes, au nom du monde du travail anglais, salue “l’aube qui se lève”.

1919-01-L Illustration-Barnes au nom du monde du travail en Grande-Bretagne salue l aube qui se leve

L’Illustration a enregistré le moment crucial dans lequel l’OIT naissante a focalisé, au moins un instant, l’attention des plus grands dirigeants du moment. Avant de retourner à Washington le 14 février 1919, le Président Wilson a examiné les dispositions qui avaient été adoptées pour créer la Société des Nations. Le dessin présenté par L’Illustration montre le ministre britannique Georges N. Barnes, l’un des chefs du parti travailliste anglais, avec ses yeux très myopes, son visage honnête et vif, qui déclare, avec une énergie tranquille, en s’adressant à l’OIT naissante:

“Tu seras généreuse, désintéressée, altruiste, sans égoïsme impérialiste, tu te préoccuperas du salaire des ouvriers et des conditions de leur travail».

Ces mots destinés à l’OIT restent toujours pertinents.

Le 14 février 1919, Georges N. Barnes a été le premier britannique à faire un rapport sur l’avenir du futur du travail. Il a obtenu l´attention particulière de Wilson, Clemenceau et Balfour, et des délégations présentes à la Conférence de Paris.

Deux militaires sur la photo de la Commission de la législation internationale du travail du 1er février 1919

J’ai toujours eu l’impression qu’il y avait au moins deux autres personnages en trop sur la photo de la Commission de la législation internationale du travail.  Deux personnages en uniforme militaire, l’un à gauche et l’autre à droite, sur la deuxième ligne de la photo.

1919-02-01-Dos militares en la foto

Le militaire à l’extrême gauche de la deuxième rangée de la photo est un Américain. La vignette des archives du BIT disait qu’il s´agissait de “Gordon L. Berry”, et il a bien existait un certain Gordon Lockwood Berry. Le 7 janvier 1932, le New York Times publia une notice nécrologique sur Gordon Lockwood Berry rappelant, entre autres, que Gordon Lockwood Berry avait travaillé pour la Société des Nations dans l’opération humanitaire qui avait permis de déplacer 22 000 enfants de la Turquie vers la Grèce.

Cependant, dans les documents publiés par le Office of the Historian du département d’État, dans la “Labor Section of the American Commission at the Peace Conference”, on trouve un officier de liaison : le Major George L. Berry.

George L. Berry, un sénateur démocrate à la naissance de l’OIT

George L. Berry était un syndicaliste éminent, lié à Sam Gompers. George L. Berry a également été sénateur du Tennessee en 1937-1938. Le Sénat américain a publié un résumé qui est éloquent :

BERRY, George Leonard, a Senator from Tennessee; born in Lee Valley, Hawkins County, Tenn., September 12, 1882; attended the common schools; employed as a pressman from 1891 to 1907 in various cities; served during the First World War in the American Expeditionary Forces, with the rank of major, in the Railroad Transportation Engineers 1918-1919; president of the International Pressmen and Assistants’ Union of North America 1907-1948; also engaged in agricultural pursuits and banking; delegate to many national and international labor conventions; appointed on May 6, 1937, as a Democrat to the United States Senate to fill the vacancy caused by the death of Nathan L. Bachman and served from May 6, 1937, to November 8, 1938, when a successor was elected; unsuccessful candidate for nomination in 1938 to fill the vacancy; resumed the presidency of the International Pressmen and Assistants’ Union of North America, and also his agricultural pursuits at Pressmen’s Home, Tenn., until his death on December 4, 1948; interment in Pressmen’s Home Cemetery.

En ce centenaire, avec l’aimable assistance de Fiona Rolian et les autres amis du BIT sur Facebook, l’Organisation a réussi à identifier une autre des personnalités de la Commission de la législation internationale du travail.

La trajectoire de George L. Berry aurait dû être plus valorisée lors de la commémoration du Centenaire. Il n’y a pas beaucoup de cas où une personnalité liée à l’OIT a siégé au Sénat américain.

Colonel Lister : un agent du Komintern sur la photo ?

Le personnage militaire, bien à droite de la photo, portait le nom d’un agent du Komitern : le Colonel Lister, dont les fléaux sont connus par ceux qui connaissent la guerre civile espagnole et ont lu les livres de Jorge Semprún. Impossible qu’un Espagnol en uniforme, même avec un entrainement soviétique, se soit glissé dans la Conférence de Paix.

La solution de l’énigme se trouve dans L’Illustration, du 3 mai 1919, qui nous offre une photo de trois individus : le colonel Lister, de l’armée britannique, le colonel français Henry et M. Oudaille. Ces trois personnalités se sont réunies dans les jardins royaux de Versailles pour recevoir la délégation allemande appelée à signer les conditions de la paix.

1919-05-03-Colonel Lister Colonel Henri et Oudaille attendent les delegations allemandes

Le Colonel Lister de la photo de la Commission de la législation internationale du travail fut le Lt. Col. Frederick Hamilton Lister (1880-1971). Dans les archives militaires, vous trouverez cet excellent résumé:

Born 1880; educated at Radley College and Royal Military Academy, Woolwich; commissioned into Royal Artillery, 1900; seconded for service with the Punjab Frontier Force, India, 1902-1911; Capt, 1911; graduated from Staff College, Camberley, Surrey, 1914; served in World War One, 1914-1918; posted to General Staff, 1914; Maj, 1915; awarded DSO, 1916; General Staff Officer 1, British Mission, Belgian General Headquarters, Western Front, 1917; General Staff Officer 1, General Headquarters, France, 1917-1918; Brevet Lt Col, 1918; General Staff Officer 1 in charge of British Mission to 1 French Army, 1918; General Staff Officer 1, Supreme War Council, Versailles, 1918-1919; British Representative, Allied Mission, Enemy Delegations, Paris, 1919; service in South Russia as General Staff Officer 1, British Mission to White Russian Gen Anton Ivanovich Denikin, 1919-1920; accompanied French operations in the Rif Mountains, Morocco, 1926; Lt Col, 1927; retired 1931; member of HM’s Body Guard of the Honourable Corps of Gentlemen-at-Arms, 1932-1950; died 1971.

Bien que le petit colonel français Henry cache ses mains, ce n’est pas le colonel Hubert Henry qui avait joué un rôle terrible dans l’Affaire Dreyfus et était bien mort depuis 1898. Les recherches de Bertrand M. m’ont permis d’identifier un officier nommé Edmond François Henri (1872-1931).

Les Comtes Zoltowski et Potobsky en Argentine

De la gauche de la photo de la Commission de la législation internationale du travail, à la deuxième ligne où se trouvait le futur sénateur George L. Berry (en habit militaire américain), apparaît Guy H. Oyster, secrétaire particulier de Sam Gompers, et puis on retrouve le comte Zoltowski.

Dans le procès-verbal de la Commission du droit international du travail, il est dit que le comte Zoltowski répondait au nom de Jean : comment savoir si le comte Zbigniew Zoltowski, enterré le 16 février 1973, dans la chaleur suffocante et humide de Recoleta, est celui qui supporte le froid parisien du 1er février 1919 ?

OIT Centenario-Condes en la Recoleta

Selon des informations provenant de sites spécialisés, la famille Zoltowski reçut tardivement le titre de comte en 1840, excluant ainsi la possibilité que les comtes Zoltowski se soient trop multipliés en 1919.

Les autres informations que j’ai trouvées sur le comte Zbigniew vont dans le même sens :

Polish diplomat and Count. He was Plenipotentiary Minister of Poland in the exile in Argentina, during the communist regime in his country. Together with his son Jan was able to bring humanitarian aid to Polish refugees in Europe through the Red Cross and also attended Polish political refugees in Argentina. He was awarded by the Polish Government in London with the great band of the Order of the Rebirth of Poland.

Le titre de comte des Zoltowski pouvait se transmettre au premier-né, ce qui explique pourquoi, lorsque le décès de son fils fut annoncé le 21 avril 1988, Jan Damascen Edmund conserva le titre de comte (et chevalier de l’Ordre de Malte). Jan est la version polonaise de Jean, le nom sous lequel son père s’est identifié à la Conférence de Paix.

OIT CENTENARIO-Lazaro Costa

Le comte Jan a épousé une Argentine dont le nom semble prédestiné à célébrer le centenaire de l’OIT et le futur du travail : María Luz.

Contrairement à son distinguée beau-père qui avait participé à la rédaction de la base constitutionnelle de l’OIT, les trois familles qui évoque le nom de María Luz, les familles Obligado, Nazar et Anchorena; n’ont pas laissé un souvenir particulier de leur contribution à la justice sociale. L’exploitation pleine et productive des estancias des familles Nazar Anchorena et Obligado dans les terres les plus fertiles de l’Argentine aurait permis de faire diminuer grandement la faim dans le monde.

Pour conclure sur une autre note, j’évoque un ouvrage fondamental sur les normes internationales du travail publié à Buenos Aires en 1990, par deux éminents juristes argentins dont le chef du service de la liberté syndicale, Geraldo W. Von Potobsky, connu au BIT par l’appellation Von Pot, une appellation qu´il aimait bien. Au XIIIe siècle, les contes Potocki étaient les seigneurs des riches territoires de la Galicie polonaise où des communautés juives se sont établies pendant des siècles, avant leur extermination entre 1939 et 1945, et que j’ai visité en avril 2019.

Libro Von Potobsky

Pourquoi le livre publié par un descendant argentin des comtes Potocki et mon ami Héctor Bartolomei, avec l’avant-propos du Dr Ruda (Président de la Cour internationale de Justice et de la Commission d’experts) devrait-il figurer dans cette note sur le Centenaire de l’OIT ? La réponse se trouve dans le film de mon voyage en Galice (en Ukraine actuellement) et en Bessarabie (la Moldavie actuelle), territoires qui avaient appartenu aux comtes Potocki, où, après que les crimes les plus atroces eurent été commis, les concepts de génocide et de crimes contre l’humanité ont émergé. Sur le même itinéraire, en Bessarabie, j’ai visité le berceau de la famille du ministre de la Justice qui a aboli la peine de mort en France.

 Au Trianon : la présentation des conditions de paix aux plénipotentiaires allemands

Dans le livre Contratstes europeos y orientación americana, publié à Rome en 1925, Antonio Burgos rappelle que c’était “l’un des actes les plus excitants auxquels j’ai assisté de mon vivant. En face de l’entrée principale du palais historique, un resplendissant régiment français rendait les honneurs militaires à chaque délégation dès son arrivée ; des officiers en uniformes traditionnels conduisaient courtoisement les plénipotentiaires alliés au salon de la réunion. Le lieu de la séance manquait de somptuosité : de riches rideaux de damas, une simple tapisserie ornée d’un portrait historique et au centre une longue table en fer à cheval. Dans une estrade, se trouvait Clemenceau, avec Wilson à sa droite et Lloyd George à sa gauche ; les autres délégations alliées étaient assises sur les côtés du fer à cheval ; à l’extrémité du fer à cheval, il y avait huit ou neuf sièges vacants à remplir par les plénipotentiaires allemands”.

Cependant, dès le début de la cérémonie, Antonio Burgos, un diplomate lucide d’une jeune République, réfléchissait aux conséquences des événements dont il était témoin.

1919-06-en el Trianon-Bustos Clemenceau

Pendant que Clemenceau prononce son discours, Antonio Sánchez de Bustamante, assis au bout du côté gauche du fer à cheval, avec sa barbichette blanche et moustachu, regarde le président français. A ses côtés, en regardant droit devant, on voit à peine la silhouette de Joaquín Méndez (Guatemala), suivi du délégué d’Haïti, Tertuliano Guilbaud ; de l’ancien président du Honduras, Policarpo Bonilla ; du délégué du Liberia (Charles D. B. King), et du Nicaragua, un Chamorro. Comme Antonio et Tertullien, Salvador Chamorro regarde Clemenceau.

La seule personne qui évite ostensiblement de regarder Clemenceau en penchant la tête du côté vers la délégation allemande, est Antonio Burgos, Panama.

1919-06-06-Don Antonio tourne Clemenceau

Quelques années plus tard, Antonio Burgos considérait que “les absurdités contenues dans le Traité de Versailles ont été annoncées au monde entier puisque ce document n’était qu’un projet qui avait été discuté seulement entre les parties intéressées. Les événements qui se sont succédé ont confirmé les prévisions bien fondées de ceux qui les ont critiquées”. Pour soutenir cette position, Burgos s’appuie sur ses propres impressions et sur les publications de trois éminents Européens : Europa senza pace, de Francesco Saverio Nitti ; les mémoires de David Lloyd George et The Economic Consequences of the Peace, de John Maynard Keynes.

 Dans la salle de l’Age de Pierre : la présentation des conditions de paix aux plénipotentiaires autrichiens

1919-06-07-Don Antonio-J Mendez en el Chateau de St Germain en Laye

Dans son édition du 7 juin 1919, L’Illustration rend compte de l’événement où les plénipotentiaires autrichiens ont reçu les conditions de la paix au château de Saint-Germain-en-Laye :

[…] C´est une étrange pièce qui porte à l´entrée cette indication gravée : « Salle de l´âge de pierre ». Il y avait là des collections d´ossements préhistoriques qu´on a enlevées pour la circonstance. Mais on a laissé des cartes murales représentant la Gaule à l´époque des cavernes et aussi des pancartes où on lit : « Alluvions quaternaires », « Ossements d´animaux d´espèces éteintes ». Bizarre mélange d´un présent dramatique et d´un obscur passé enfui dans le silence des siècles » […]

Sur le côté gauche du fer à cheval, dans l’image suivante, on peut voir Antonio Sánchez de Bustamante, les yeux fixés sur la caméra, avec sa barbe et ses moustaches blanches, assis au deuxième rang, au quatrième siège, sur le côté gauche du fer à cheval qui constitue la table des délégations alliées. Joaquín Méndez, le délégué du Guatemala, est assis à gauche de Don Antonio, concentré dans la lecture d´un document, sans prêter attention au discours de Clemenceau.

1919-06-07-Don Antonio J Mendez extracto

La photo ne permet pas de distinguer Burgos placé dans la même rangée que Méndez et Sánchez de Bustamante, dans la troisième chaise à compter de la table présidentielle.

Wikipedia raconte une belle histoire sur Joaquín Méndez. En 1914, Méndez est ambassadeur aux États-Unis lorsqu’il apprend que Rubén Darío est bloqué à New York. Darío avait essayé de gagner sa vie en donnant des conférences pour promouvoir la paix en Europe.

Dans l’un des ouvrages publiés dans les Studia in honorem Lía Schwartz (Université de La Corogne, 2019), on parle de l´aventure pacifiste que Rubén Darío a tenté à son arrivée à New York à la fin 1914. Après avoir vécu trois ans à Paris et abandonné sa femme et son fils à Barcelone, Rubén Darío et Alejandro Bermúdez, son secrétaire, présentent à Archer Milton Huntington une proposition de projet : PROPAGANDA PARA LA PAZ A TRAVES DEL CONTINENTE AMERICANO [publicité pour la Paix dans le continent américain].

Les deux intrépides Nicaraguayens ont cherché un financement pour donner 46 conférences visant à dénoncer l’indescriptible carnage européen et à agir en faveur de la paix, qui doit être “l’idéal suprême de tout homme bon et la plus haute aspiration des peuples”. Les conférences mettraient en évidence “la nécessité pour les peuples américains, dirigés par les Etats-Unis et en accord avec l’Espagne, d’être les premiers à gérer la paix en Europe, puisque des circonstances particulières favorisent des objectifs aussi élevés et plausibles”.

Anticipant la tâche quotidienne de tout fonctionnaire international qui se respecte, la somme demandée pour donner 46 conférences fut à l’époque de cinquante mille dollars, soit un peu plus d´un million deux cent mille dollars, en août 2018, selon les calculs précis du professeur Alison Maginn, de l’Université Monmouth, publiés dans le chapitre Rubén Darío : Archer Milton Huntington and the Hispanic Society, une des études réunies en hommage à Lía Schwartz, ma tante. Ceux qui sont arrivés au terme du film de mon voyage en Galice et en Bessarabie ont vu des extraits de l’hommage à Lía qui a eu lieu à New York, le 30 avril 2019, à l’Institut Cervantes.

Malgré les efforts de Hutington, en avril 1915, Rubén Darío se retrouve malade et sans ressources à New York. Trois personnes s’occupent de lui : un Colombien pauvre et inconnu, Juan Arana Turrol ; un Nicaraguayen, Salomón de la Selva (1893-1959), poète, soldat britannique pendant la Grande Guerre et dirigeant syndical avec Sam Gompers, Salomón crée des syndicats au Nicaragua et au Mexique – la mort surprend Salomón à Paris en ambassadeur de Somoza ; et Joaquín Méndez, l´ambassadeur du Guatemala.

Grâce aux efforts personnels de Joaquín Méndez et à la générosité du gouvernement guatémaltèque, Darío s’installe au Guatemala en avril 1915 et, après quelques mois, retourne au Nicaragua pour mourir, selon Eddy Kuhl, dans Aventura pacifista de Rubén Darío en Nueva York en 1914-1915, Revista de temas nicaragüenses (mars 2012).

Pour conclure, une note de poésie

Malgré les incertitudes matérielles, le 4 février 1915, dans le Havemedyer Hall de l’Université Columbia, Rubén Darío lut Pax! un poème qui contient cette strophe :

Se grita: ¡Guerra Santa!
acercando el puñal a la garganta,
o sacando la espada de la vaina;
y en el nombre de Dios,
casas de Dios en Reims y Lovaina
¡las derrumba el obús 42!…

Profitant de la célébration de l’armistice du 11 novembre 1918 qui avait formellement mis fin aux hostilités de la Grande Guerre ; en novembre 1976, en passant par Reims, je me rendis de Louvain à Paris. Comme je le raconte de manière récurrente, à Paris, j’ai commencé la romance qui se poursuit avec une jeune parisienne.

La cathédrale de Reims fut effectivement bombardée. Cependant, comme tous les étudiants latinos qui sommes arrivés à Louvain dans les années 70 le savons bien, ce n’était pas une maison de Dieu, mais la bibliothèque de l’université catholique qui fut détruite par les obus impériaux.

En cette année du centenaire, j’aimerais également faire perdurer le nom et la mémoire des valeureux membres de la Commission de la législation internationale du travail qui se sont réunis le 1er février 1919 à Paris pour rédiger la Constitution de l’OIT.

Les Cubains distribuaient du sucre et rêvaient de créer des hospices pour les orphelins de guerre belges et français. Rubén Darío se battait, avec ses poèmes, pour la paix dans le monde.

Pour une paix universelle et durable dans la justice sociale, tel qu’il reste écrit sur le fronton de l’OIT pour les cent prochaines années.

Segunda contribución ilustrada para el centenario de la OIT

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En el Quijote, se lee: “Nunca segunda partes fueron buenas”, lo que hubiese debido disuadirme de escribir esta segunda contribución luego del éxito rotundo de mi primera contribución al Centenario de la Organización Internacional del Trabajo.

El descubrimiento de nuevos testimonios fotográficos de los delegados latinoamericanos y el encuentro con Liza Burgos, descendiente del delegado de Panamá a la Conferencia de la Paz, han provocado estas líneas. La cabellera del doctor Martínez Ortiz, la mirada de Antonio Sánchez de Bustamante y el movimiento de la cabeza de Antonio Burgos mientras que Clemenceau habla a las delegaciones en el Trianon y en Saint Germain en Laye; justifican una nueva reflexión antes de que culmine el centenario de la OIT.

Además, mis investigaciones han descubierto la primera declaración sobre el futuro del futuro del trabajo pronunciada por un británico, el 14 de febrero de 1919. Mis fieles lectores descubrirán también que, el 1 de febrero de 1919, George L. Berry, más tarde Senador demócrata por Tennessee, estaba en la foto de la Comisión de la Legislación Internacional del Trabajo.

En este documento, refresco las informaciones sobre el conde polaco Jota Zoltowski, y ofrezco la posibilidad de acceder al film de mi viaje por las tierras de los condes Potocki, recordando, en este año del centenario, el libro sobre las normas internacionales del trabajo que publicaron Geraldo Von Potobsky y Héctor Bartolomei.

Una nueva foto del doctor Martínez Ortiz

1919-01-25-Dr Martinez Ortiz en la apertura de la Conferencia de Paz

En el post anterior, desarrollé una tesis con dos hipótesis: la única foto de la Comisión de la Legislación Internacional del Trabajo donde se podía admirar al delegado de Cuba, el doctor Rafael Martínez Ortiz, había sido tomada el sábado 25 de enero o el sábado 1 de febrero de 1919. En efecto, esos fueron los dos únicos días en que los cuales los distinguidos representantes de la República Checo-eslovaca (Edvard Benes) y el de Cuba (Rafael Martínez Ortiz) estuvieron presentes en las reuniones de la Conferencia de la Paz.

Siguiendo los pasos de Stanley Taylor, quien desarrolló una pasión por colocar en el sitio de los jubilados de la OIT su colección privada de L’Ilustration, me resolví yo también a buscar más documentos en la colección personal del periódico francés de mi suegra.

L’Ilustration cuenta que, el sábado 25 de enero de 1919, siendo las 3 de la tarde, Henri Poincaré, el presidente de la República, declaró abierta la Conferencia de la Paz, en el salón del Reloj del Ministerio de Relaciones Exteriores.

L’Illustration publica una elocuente descripción del momento:

Les peintres d’histoire éterniseront cette scène unique. Comme cadre, le ministère des Affaires étrangères. Plus précisément, le salon dit de l’Horloge, au rez-de-chaussée du ministère. On y accède par les deux perrons de la façade, quai d’Orsay. Le salon, comme l’ensemble des appartements, date du Second Empire. Il est rouge et or. Ses trois larges fenêtres, encadrées de rideaux de soie à ramages, ont vue sur la Seine et les Tuileries. Au fond, une immense cheminée de marbre dans laquelle est encastrée l’« horloge ». Face aux fenêtres, trois baies font communiquer le salon avec une galerie.

Rafael Martínez Ortiz aparece de espaldas, en el borde derecho de la foto, luciendo su tupida cabellera blanca. Con un poco de concentración, se distingue el inicio de su famoso bigote. Según el plano de la mesa en forma de herradura que publica L’Illustration, Martínez Ortiz ocupa la silla 29. Las sillas de los delegados de Guatemala y Panamá, que se encuentran en la otra parte de la herradura, permanecieron sin sus titulares, Joaquín Méndez y Antonio Burgos.

El Dr. Martínez Ortiz parece haber fijado su mirada en el teniente Mantoux, el intérprete del discurso de apertura pronunciado por Poincaré. Mientras que Martínez Ortiz sigue atento la declaración, le da la espalda y le deja admirar su tupida cabellera blanca al muy honorable Joao Pandiá Calógeras, quien será considerado como el “Clausewitz da Política Externa brasilera”. El colega de la derecha de Martínez Ortiz, Nicolas Politis, Ministro de Relaciones Exteriores de Grecia, deja pasar el tiempo de la interpretación del discurso para sumergirse en una lectura seguramente más productiva.

 

1919-01-18-Martinez Ortiz asiste a la apertura de la Conferencia de Paz-de espaldas pelo blanco muy tupido

Al frente de Martínez Ortiz, del otro lado de la mesa, se encuentran las tres sillas reservadas para la delegación belga, aunque ese día estaban presentes sólo dos delegados: Paul Hymans, el Ministro de Relaciones Exteriores, y Jules Van den Heuvel.

Al terminar el discurso de Poincaré, el Presidente Wilson propuso, y los presentes elevaron sus brazos en señal de aceptación, que Georges Clemenceau sea electo presidente de la Conferencia. El periodista de L´Illustration advirtió al lapsus del interprete quien hizo decir a Lloyd George que consideraba a Clemenceau como “le plus grand vieillard de France”  y luego rectificó diciendo que “M. Clemenceau est le plus grand jeune homme de la France”. El relato concluye así: Il ne reste plus aux délégués qu’à aller prendre, en commun, une tasse de thé. La grande journée s’achève dans une familiarité cordiale. La reunión concluyó a las 16 hs. 50.

La agenda de la conferencia tenía tres temas que pasarían a tratarse en comisiones: 1) responsabilidad de los autores de la guerra, 2) sanción para los crímenes cometidos durante la guerra, 3) legislación internacional del trabajo. Los tres eran temas novedosos, la agenda social tenía idéntica importancia que los asuntos militares.

Ante el Presidente Wilson, Barnes, en nombre del mundo del trabajo inglés, saluda « el alba que se levanta »

1919-01-L Illustration-Barnes au nom du monde du travail en Grande-Bretagne salue l aube qui se leve

En su edición del 22 de febrero de 1919, L’Illustration registró el instante en el que la naciente OIT focalizó la atención de los Líderes Máximos del momento. Antes de retornar a Washington, en la jornada del 14 de febrero de 1919, el Presidente Wilson leyó el texto de las disposiciones que se habían aprobado estableciendo la Sociedad de las Naciones.

El dibujo que presenta L’Illustration muestra al ministro Georges N. Barnes, uno de los líderes del partido laborista, « avec ses yeux très myopes, son visage honnête et vif », que declaró, con una energía tranquila, refiriéndose a la naciente OIT :

« Tu seras généreuse, désintéressée, altruiste, sans égoïsme impérialiste, tu te préoccuperas du salaire des ouvriers et des conditions de leur travail »

Vale la pena asegurar la traducción de estas palabras destinadas a la OIT que siguen siendo de actualidad: “Serás generosa, desinteresada, altruista, sin egoísmo imperialista, te ocuparás del salario de los obreros y de las condiciones de su trabajo”.

Georges N. Barnes, en 1919, fue el primer británico que produjo una declaración sobre el futuro del trabajo, consiguiendo la muy atenta atención de Wilson, Clemenceau y Balfour, y de las delegaciones presentes en la Conferencia de Paris.

Dos militares en la foto de la Comisión de Legislación Internacional del Trabajo del 1 de febrero de 1919

Siempre tuve la impresión que al menos dos personajes estaban de más en la foto de la Comisión de la Legislación Internacional del Trabajo, dos personajes con uniformes militares, uno que se encuentra a la izquierda y el otro a la derecha, en la segunda línea de la foto.1919-02-01-Dos militares en la foto.png

El militar que aparece en la extrema izquierda de la segunda fila de la foto es un americano. La viñeta de los Archivos de la OIT decía que se trataba de “Gordon L. Berry”, y efectivamente existió un tal Gordon Lockwood Berry. El 7 de enero de 1932, el New York Times publicó una nota necrológica sobre Gordon Lockwood Berry recordando que, entre otras cosas, Gordon Lockwood Berry había trabajado para la Sociedad de las Naciones en la operación humanitaria que permitió trasladar 22 mil niños desde Turquía hacia Grecia.

Sin embargo, en los documentos publicados por el Office of the Historian del Departamento de Estado, en la “Labor Section of the American Commission at the Peace Conference”, figura un “Liaison Officer: Major George L. Berry, U. S. A.”.

George L. Berry, un Senador demócrata en el acto de nacimiento de la OIT

George L. Berry fue un destacado sindicalista, vinculado con Sam Gompers. George L. Berry fue también Senador por el Tennessee en 1937-1938. El resumen de su vida que publica el U.S. Senate es elocuente:

BERRY, George Leonard, a Senator from Tennessee; born in Lee Valley, Hawkins County, Tenn., September 12, 1882; attended the common schools; employed as a pressman from 1891 to 1907 in various cities; served during the First World War in the American Expeditionary Forces, with the rank of major, in the Railroad Transportation Engineers 1918-1919; president of the International Pressmen and Assistants’ Union of North America 1907-1948; also engaged in agricultural pursuits and banking; delegate to many national and international labor conventions; appointed on May 6, 1937, as a Democrat to the United States Senate to fill the vacancy caused by the death of Nathan L. Bachman and served from May 6, 1937, to November 8, 1938, when a successor was elected; unsuccessful candidate for nomination in 1938 to fill the vacancy; resumed the presidency of the International Pressmen and Assistants’ Union of North America, and also his agricultural pursuits at Pressmen’s Home, Tenn., until his death on December 4, 1948; interment in Pressmen’s Home Cemetery.

En este Centenario, con la amable asistencia de Fiona Rolian y otros ILO Friends en Facebook, la Organización ha logrado identificar fehacientemente otra de las personalidades de la Comisión de la Legislación Internacional del Trabajo.

La trayectoria de George L. Berry debería haber sido más valorada en las festividades del Centenario. No hay muchos casos en los que una personalidad vinculada con la OIT haya ocupado una bancada en el Senado de los Estados Unidos.

Coronel Lister: ¿un agente del Komintern en la foto?

El personaje de la derecha de la foto tenía nombre de agente del Komitern: Coronel Lister, de quien se leen pestes en todos los libros sobre la Guerra Civil española y tampoco le dejó un buen recuerdo a mi querido Jorge Semprún. Imposible que un español, en uniforme, así sea con entrenamiento soviético, se haya colado en la Conferencia de la Paz.

La solución del enigma también se encuentra en L’Illustration, del 3 de mayo de 1919, que nos ofrece una foto de tres individuos, de cuerpo entero: el Coronel Lister, del ejército británico, el coronel francés Henry y el señor Oudaille. Estas tres personalidades se constituyeron en los jardines reales de Versalles para recibir a la delegación alemana convocada para firmar las condiciones de paz.

1919-05-03-Colonel Lister Colonel Henri et Oudaille attendent les delegations allemandes

El Coronel Lister de la foto de la Comisión de la Legislación Internacional fue el Lt. Col. Frederick Hamilton Lister (1880-1971). En los archivos militares se encuentra este excelente resumen:

Born 1880; educated at Radley College and Royal Military Academy, Woolwich; commissioned into Royal Artillery, 1900; seconded for service with the Punjab Frontier Force, India, 1902-1911; Capt, 1911; graduated from Staff College, Camberley, Surrey, 1914; served in World War One, 1914-1918; posted to General Staff, 1914; Maj, 1915; awarded DSO, 1916; General Staff Officer 1, British Mission, Belgian General Headquarters, Western Front, 1917; General Staff Officer 1, General Headquarters, France, 1917-1918; Brevet Lt Col, 1918; General Staff Officer 1 in charge of British Mission to 1 French Army, 1918; General Staff Officer 1, Supreme War Council, Versailles, 1918-1919; British Representative, Allied Mission, Enemy Delegations, Paris, 1919; service in South Russia as General Staff Officer 1, British Mission to White Russian Gen Anton Ivanovich Denikin, 1919-1920; accompanied French operations in the Rif Mountains, Morocco, 1926; Lt Col, 1927; retired 1931; member of HM’s Body Guard of the Honourable Corps of Gentlemen-at-Arms, 1932-1950; died 1971.

Aunque el pequeño coronel francés Henry oculta sus manos, no es el coronel Hubert Henry que había jugado un terrible papel en el Affaire Dreyfus y estaba bien muerto desde 1898. Las búsquedas de Bertrand M. me han permitido identificar a un militar llamado Edmond François Henri (1872-1931).

Los condes Zoltowski y Potobsky en Argentina

Desde la izquierda de la foto de la Comisión de la Legislación Internacional del Trabajo, en la segunda línea donde se ubicó el futuro Senador George L. Berry (en uniforme militar americano), aparece Guy H. Oyster, el secretario privado de Sam Gompers, y luego encontramos al Conde Zoltowski.

En las actas de la Comisión de la Legislación Internacional del Trabajo, se dice que el Conde Zoltowski respondía al nombre de Jean. ¿Cómo asegurar que el Conde Zbigniew Zoltowski, que fuera enterrado el 16 de febrero de 1973, en el calor sofocante y húmedo de la Recoleta, es la persona que soporta el frío parisino del 1 de febrero de 1919?

OIT Centenario-Condes en la Recoleta

Según las informaciones de los sitios especializados, la familia Zoltowski recibió tardíamente el título de conde, en 1840, lo que permite que se descarte la posibilidad de que los condes Zoltowski se hayan demasiado multiplicado, en 1919.

Las otras informaciones que encontré sobre el Conde Zbigniew apuntan en la misma dirección:

Polish diplomat and Count. He was Plenipotentiary Minister of Poland in the exile in Argentina, during the communist regime in his country. Together with his son Jan was able to bring humanitarian aid to Polish refugees in Europe through the Red Cross and also attended Polish political refugees in Argentina. He was awarded by the Polish Government in London with the great band of the Order of the Rebirth of Poland.

El título de conde de los Zoltowski se podía transmitir al primogénito lo que explica que, al anunciarse la muerte de su hijo, el 21 de abril de 1988, Jan Damascen Edmund, conservó el título de Conde (y de Caballero de la Orden de Malta). Jan es la versión en polaco de Jean, el nombre con que su padre se identificó en la Conferencia de Paz.

OIT CENTENARIO-Lazaro Costa

El Conde Jan se casó con una argentina cuyo nombre parece predestinado para celebrar el centenario de la OIT y el futuro del trabajo: María Luz.

Contrariamente a su distinguido suegro que participó en la redacción del fundamento constitucional de la OIT, les tres familias que constituyen el apellido de María Luz – las familias Obligado, Nazar y Anchorena; no dejaron un recuerdo particular de su contribución a la justicia social. La explotación plena y productiva de sus estancias en la pampa húmeda hubiese permitido reducir sensiblemente el hambre en el mundo.

En todo caso, otro digno representante de una familia condal polaca tuvo mucho que ver con las normas internacionales del trabajo, como lo atestigua este libro publicado en Buenos Aires en 1990. Geraldo W. Von Potobsky, fue jefe del servicio de la libertad sindical,  conocido en la Oficina con la apelación controlada Von Pot.

Libro Von Potobsky

En el siglo XIII, los condes Potocki tenían el dominio de la Galicia, vastos territorios donde las comunidades judías se establecieron durante siglos, hasta haber sido sistemáticamente exterminadas entre 1939 y 1945.

¿Por qué el libro publicado por un descendiente argentino de los condes Potocki y mi amigo Héctor Bartolomei, con el prólogo del Dr Ruda (Presidente de la Corte Internacional de Justicia y de la Comisión de Expertos) debe figurar en esta nota sobre el Centenario de la OIT? La respuesta se encuentra en la película de mi viaje por Galicia (actualmente en Ucrania) y Besarabia (actualmente Moldavia), territorios que habían pertenecido a los condes Potocki, donde luego de haberse practicado los crímenes más atroces, surgieron los conceptos de genocidio y de crímenes contra la humanidad. En el mismo recorrido, en Besaravia, visité las localidades de donde proviene la familia del Ministro de Justicia que abolió la pena de muerte en Francia.

En el Trianon: la remisión de las condiciones de paz a los plenipotenciarios alemanes

En el libro Contrastes europeos y orientación americana, publicado en Roma, en 1925, Antonio Burgos recuerda que fue “este uno de los actos más emocionantes a que he asistido en el curso de mi vida. Frente a la entrada principal del histórico palacio, un vistoso regimiento francés rendía honores militares a cada delegación que entraba en él; ujieres con el uniforme tradicional conducían cortésmente a la sala de reunión a los plenipotenciarios aliados. El local destinado a la sesión carecía de suntuosidad: ricas cortinas de damasco, una sencilla tapicería adornada por algún retrato histórico y en el centro una larga mesa en forma de herradura. Ocupaba puesto en la parte superior de la mesa Clemenceau, con Wilson a la derecha y Lloyd George a la izquierda; las otras delegaciones aliadas tomaron asiento en los lados de la herradura; en el extremo inferior de ésta, se notaban ocho o nueve puestos vacíos: debían llenarlos los plenipotenciarios alemanes”.

Sin embargo, apenas iniciada la ceremonia, Antonio Burgos, lúcido diplomático de una joven República, cavilaba sobre las consecuencias de los acontecimientos que estaba presenciando.

1919-06-en el Trianon-Bustos Clemenceau

Mientras Clemenceau pronuncia su discurso, Antonio Sánchez de Bustamante, sentado al final del lado izquierdo de la herradura, con su barba y bigote blancos, tiene puesta su mirada sobre el dirigente francés. A su lado, mirando al frente, se distingue apenas la silueta de Joaquín Méndez (Guatemala), luego vienen el delegado de Haití, Tertuliano Guilbaud; el expresidente de Honduras, Policarpio Bonilla; el delegado de Liberia (Charles D. B. King), y de Nicaragua, un Chamorro. Al igual que Antonio y Tertuliano, Salvador Chamorro tienen la mirada puesta en Clemenceau.

El único delegado que ostentosamente evita mirar a Clemenceau, doblando su cabeza hacia el lado donde se encuentra la delegación alemana, es Antonio Burgos, Panamá.

1919-06-06-Don Antonio tourne Clemenceau

Muy pocos años después, Antonio Burgos consideró que “los absurdos que contiene el Tratado de Versalles fueron anunciados al mundo desde que dicho documento era apenas un proyecto que se discutía entre los interesados. Los hechos que se han desarrollado después uno tras otro, han venido a confirmar aquellas fundadas previsiones de los que lo criticaron”. Para sostener esta posición, Burgos se apoya en sus propias impresiones y en las publicaciones de tres eminentes europeos: Europa senza pace, de Francesco Saverio Nitti; las memorias de David Lloyd George y The Economic Consequences of the Peace, de John Maynard Keynes.

En el Salón de la Edad de Piedra:  la remisión de las condiciones de paz a los plenipotenciarios austríacos

 

1919-06-07-Don Antonio-J Mendez en el Chateau de St Germain en Laye

 

L’Illustration da cuenta, en su edición del 7 de junio de 1919, del acto en el que se entregaron a los plenipotenciarios austríacos las condiciones de paz en el Castillo de Saint-Germain-en-Laye:

[…] C´est une étrange pièce qui porte à l´entrée cette indication gravée : « Salle de l´âge de pierre ». Il y avait là des collections d´ossements préhistoriques qu´on a enlevées pour la circonstance. Mais on a laissé des cartes murales représentant la Gaule à l´époque des cavernes et aussi des pancartes où on lit : « Alluvions quaternaires », « Ossements d´animaux d´espèces éteintes ». Bizarre mélange d´un présent dramatique et d´un obscur passé enfui dans le silence des siècles » […]

Del lado izquierdo de la herradura, en la imagen siguiente se distingue de frente a Antonio Sánchez de Bustamante, con la mirada fija en la cámara, con su barba y bigotes blancos, sentado en la segunda fila, en el cuarto asiento, del lado izquierdo de la herradura que constituye la mesa de las delegaciones vencedoras. Joaquín Méndez, el delegado de Guatemala, está sentado a la izquierda de don Antonio, leyendo imperturbable un documento, sin prestarle atención al discurso de Clemenceau.

1919-06-07-Don Antonio J Mendez extracto

La foto no permite distinguir a Burgos ubicado en la misma hilera que Méndez y Sánchez de Bustamante, en el tercer asiento contando desde la mesa presidencial.

Wikipedia cuenta una linda historia sobre Joaquín Méndez. En 1914, Méndez era embajador en los Estados Unidos cuando se enteró que Rubén Darío se encontraba varado en Nueva York. Darío había intentado ganarse la vida dando conferencias para promover la paz en Europa.

En uno de los trabajos publicados en los Studia in honorem Lía Schwartz (Universidad de A Coruña, 2019), se corroboran las informaciones sobre la aventura pacifista que intentó Rubén Darío al llegar a Nueva York a fines de 1914. Después de haber vivido tres años en París, y abandonado a su mujer e hijo en Barcelona, Rubén Darío y Alejandro Bermúdez, su secretario, presentan a Archer Milton Huntington una propuesta de proyecto: “PROPAGANDA PARA LA PAZ A TRAVES DEL CONTINENTE AMERICANO”.

Los dos intrépidos nicaragüenses buscan financiar 46 conferencias destinadas a denunciar la indescriptible carnicería europea y actuar en favor de la paz, la cual debe ser “el ideal supremo de todo hombre de bien y la más alta aspiración de los pueblos”. Las conferencias harían visible “la necesidad de que los pueblos americanos, encabezados por los Estados Unidos y de acuerdo con España, sean los primeros gestores de la paz europea, ya que las circunstancias especiales favorecen tan elevados y plausibles propósitos”.

Anticipándose a la tarea cotidiana de todo funcionario internacional que se precie, la suma solicitada para dictar 46 conferencias fue de 50 mil dólares de la época, es decir, algo más de un millón doscientos mil dólares, en agosto de 2018, según los cálculos precisos que hizo el profesor Alison Maginn, de la Monmouth University, en Rubén Darío’s Final Chapter: Archer Milton Huntington and the Hispanic Society, uno de los estudios reunidos en honor de Lía Schwartz, mi tía. Quienes hayan llegado al final de la película de mi viaje por Galicia y Besarabia han visto extractos del homenaje a Lía que se realizó en Nueva York, el 30 de abril de 2019, en el Instituto Cervantes.

Pese a los intentos de Hutington, en abril de 1915, Rubén Darío se encontró enfermo y sin recursos en Nueva York. Tres personas lo cuidaron: un pobre y desconocido colombiano, Juan Arana Turrol; un nicaragüense, Salomón de la Selva (1893-1959), poeta, soldado británico durante la Gran Guerra y dirigente sindical junto a Sam Gompers, Salomón crea sindicatos en Nicaragua y México- la muerte lo sorprende a Salomón en Paris como embajador de Somoza; y Joaquín Méndez, el embajador de Guatemala.

Gracias al empeño personal de Joaquín Méndez, y a la generosidad del gobierno guatemalteco, Darío se instala en Guatemala en abril de 1915 y luego de unos meses regresa a Nicaragua para morir, según relata Eddy Kuhl, en Aventura pacifista de Rubén Darío en Nueva York en 1914-1915, Revista de temas nicaragüenses (marzo de 2012).

Quisiera concluir con una nota de poesía…

Pese a las incertidumbres materiales, el 4 de febrero de 1915, en el Havemeyer Hall de Columbia University, Rubén Darío leyó ¡Pax!, un poema que contiene esta estrofa:

Se grita: ¡Guerra Santa!
acercando el puñal a la garganta,
o sacando la espada de la vaina;
y en el nombre de Dios,
casas de Dios en Reims y Lovaina
¡las derrumba el obús 42!…

Aprovechando la celebración del armisticio del 11 de noviembre de 1918 que formalmente había puesto final a las hostilidades de la Gran Guerra; en noviembre de 1976, pasando por Reims, viajé desde Lovaina a Paris. Como cuento de manera recurrente, en París, inicié el romance que perdura con una joven parisina.

La catedral de Reims fue efectivamente bombardeada. Sin embargo, no fue una casa de Dios, sino la biblioteca de la universidad católica que destruyeron los obuses imperiales, como bien sabemos todos los latinos que llegamos a Lovaina en los años Setenta.

En este año del Centenario, quisiera que también perdure el nombre y el recuerdo de los valerosos miembros de la Comisión de la Legislación Internacional del Trabajo que se reunieron el 1 de febrero de 1919 en Paris para redactar la Constitución de la OIT.

Los cubanos distribuían azúcar y soñaban con crear hospicios para los huérfanos de guerra belgas y franceses. Rubén Darío luchaba, con sus poemas, por la paz en el mundo.

La paz universal y duradera con justicia social como queda escrito en el frontón de la OIT para los próximos cien años.

Second illustrated contribution to the ILO centenary

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Texto en español, pulse aqui.

Texte en français, disponible ici.

 

It says in Don Quixote that “second parts are never any good”, which should have discouraged me from writing this second contribution following the resounding success of my first contribution to the Centenary of the International Labour Organization.

The discovery of new photographic evidence of the Latin American delegates and an encounter with Liza Burgos, a descendant of the Panama delegate at the Peace Conference, prompted these few lines. Dr Martínez Ortiz’s hair, Antonio Sánchez de Bustamante’s gaze and Antonio Burgos’ head moving while Clemenceau spoke to the delegations at Trianon and Saint-Germain-en-Laye justify this new reflection before the ILO centenary comes to an end.

My research also uncovered the first statement on the prospects of the future of work, which was given by a British delegate on 14 February 1919. My loyal readers will also learn that, on 1 February 1919, George L. Berry, future Democrat senator for Tennessee, appeared in the photo of the Commission on International Labour Legislation.

In this document, I have new information about the Polish count, Jota Zoltowski, and offer the chance to access the film of my trip through the lands of the Potocki counts, recalling, in this centenary year, of the book on international labour standards published by Geraldo Von Potobsky and Héctor Bartolomei.

A new photo of Dr Martínez Ortiz

1919-01-25-Dr Martinez Ortiz en la apertura de la Conferencia de Paz

In my previous post, I developed a thesis with two hypotheses: the only photo of the Commission on International Labour Legislation in which the Cuban delegate, Dr Rafael Martínez Ortiz, can be discerned had been taken either on Saturday, 25 January 1919 or on Saturday, 1 February 1919. Indeed, these were the only two days that the distinguished representatives of the Czecho-Slovak Republic (Edvard Benes) and the Republic of Cuba (Rafael Martínez Ortiz) were in attendance at the meetings of the Peace Conference.

Following in the footsteps of Stanley Taylor, who developed a passion for uploading his private collection of L’Illustration on the site for former officials of the ILO, I also decided to look for more documents in my mother-in-law’s personal collection of the French newspaper.

According to L’Illustration, at 3 p.m. on Saturday, 25 January 1919, Henri Poincaré, President of the Republic, opened the Peace Conference in the Clock Room of the Ministry of Foreign Affairs.

L’Illustration published an eloquent description of the event:

Les peintres d’histoire éterniseront cette scène unique. Comme cadre, le ministère des Affaires étrangères. Plus précisément, le salon dit de l’Horloge, au rez-de-chaussée du ministère. On y accède par les deux perrons de la façade, quai d’Orsay. Le salon, comme l’ensemble des appartements, date du Second Empire. Il est rouge et or. Ses trois larges fenêtres, encadrées de rideaux de soie à ramages, ont vue sur la Seine et les Tuileries. Au fond, une immense cheminée de marbre dans laquelle est encastrée l’« horloge ». Face aux fenêtres, trois baies font communiquer le salon avec une galerie.

Rafael Martínez Ortiz is seen from behind, on the right edge of the photo, sporting his thick, white hair. With a little concentration, one can make out the beginning of his famous moustache. According to the seating plan published by L’Illustration, Martínez Ortiz occupied seat 29. The seats of the delegates of Guatemala and Panama, which were on the other side of the horseshoe, were without their occupants, Joaquín Méndez and Antonio Burgos.

Dr Martínez Ortiz seems to have fixed his gaze on Lieutenant Paul Mantoux, the officer interpreting Poincaré’s opening statement. While Martínez Ortiz’s attention is focused on the speech, his back is turned, allowing his thick, white hair to be admired by the honourable Joao Pandiá Calógeras, who would later be thought of as the “Clausewitz of Brazilian foreign relations”. Sitting on Martínez Ortiz’s right is the Greek Minister for Foreign Affairs, Nicolas Politis, who immerses himself not in listening to the interpretation of the speech but in reading something likely more productive.

1919-01-18-Martinez Ortiz asiste a la apertura de la Conferencia de Paz-de espaldas pelo blanco muy tupido

Opposite Martínez Ortiz, on the other side of the table, are the three chairs reserved for the Belgian delegation, although only two delegates were present that day: Paul Hymans, the Minister of Foreign Affairs, and Jules Van den Heuvel.

At the end of Poincaré’s speech, President Wilson proposed — and those present raised their hands in agreement — that Georges Clemenceau be elected president of the Conference. L’Illustration’s reporter noted a mistake by the interpreter, who had Lloyd George saying that he considered Clemenceau to be “France’s greatest old man” before correcting it to “Mr Clemenceau is France’s grand young man ”. The report concluded that: All that remains is for the delegates to go and have a cup of tea together. The big day ended on friendly terms. The meeting close at 4.50 p.m.

There were three items on the Conference agenda, which would be dealt with in committees: (1) responsibility for the war, (2) penalties on crimes committed during the war and (3) international legislation in regard to labour. All three were new issues, with social matters taking on equal importance with military matters.

In front of President Wilson, and on behalf of the English world of work, Barnes heralds “the rising dawn”

1919-01-L Illustration-Barnes au nom du monde du travail en Grande-Bretagne salue l aube qui se leve

In its 22 February 1919 edition, L’Illustration recorded the moment when the attention of world leaders was focused on the newly formed ILO. Before returning to Washington on 14 February 1919, President Wilson read the provisions that had been adopted to create the League of Nations.

The drawing in L’Illustration shows the minister Georges N. Barnes, one of the leaders of the Labour Party, “with his very short-sighted eyes, his honest and lively face”, who, referring to the newly-formed ILO, calmly declared that:

You will be generous, impartial, altruistic, without imperialist selfishness; you will be concerned about workers’ wages and their working conditions.

Those words about the ILO are still relevant today.

In 1919, Georges N. Barnes was the first Briton to make a statement about the future of work, gaining the attention of Wilson, Clemenceau and Balfour, and of the delegations present at the Paris Conference.

Two soldiers in the photo of the Commission on International Labour Legislation, 1 February 1919

It always seemed to me that there were at least two extra people in the photo of the Commission on International Labour Legislation: two people in military uniform, one on the far left and the other on the right of the photo, on the second row.

1919-02-01-Dos militares en la foto

The soldier on the far left of the second row is an American. The vignette in the ILO Archives refers to him as “Gordon L. Berry” and a Gordon Lockwood Berry certainly existed. On 7 January 1932, the New York Times published an obituary about Gordon Lockwood Berry recalling that, among other things, Gordon Lockwood Berry had worked for the League of Nations in the humanitarian operation that enabled 22 million children to be transferred from Turkey to Greece.

However, documents published by the US State Department’s Office of the Historian, in the “Labor Section of the American Commission at the Peace Conference”, refer to a “Liaison Officer: Major George L. Berry, U. S. A.”.

George L. Berry, a Democrat senator at the inauguration of the ILO.

George L. Berry was a prominent trade unionist, with links to Sam Gompers. He was also senator for Tennessee in 1937-1938. The US Senate published an eloquent summary of his life:

BERRY, George Leonard, a Senator from Tennessee; born in Lee Valley, Hawkins County, Tenn., September 12, 1882; attended the common schools; employed as a pressman from 1891 to 1907 in various cities; served during the First World War in the American Expeditionary Forces, with the rank of major, in the Railroad Transportation Engineers 1918-1919; president of the International Pressmen and Assistants’ Union of North America 1907-1948; also engaged in agricultural pursuits and banking; delegate to many national and international labor conventions; appointed on May 6, 1937, as a Democrat to the United States Senate to fill the vacancy caused by the death of Nathan L. Bachman and served from May 6, 1937, to November 8, 1938, when a successor was elected; unsuccessful candidate for nomination in 1938 to fill the vacancy; resumed the presidency of the International Pressmen and Assistants’ Union of North America, and also his agricultural pursuits at Pressmen’s Home, Tenn., until his death on December 4, 1948; interment in Pressmen’s Home Cemetery.

In this Centenary, with the kind assistance of Fiona Rolian and other ILO Friends on Facebook, the Organization has succeeded in identifying other figures of the Commission on International Labour Legislation.

More should have been made of the career of George L. Berry during the Centenary celebrations. It is not often that a person linked to the ILO occupies a seat in the US Senate.

Colonel Lister: a Comintern agent in the photo?

The person on the right of the photo bears the name of a Comintern agent: Colonel Lister, about whom terrible things are said in all the books about the Spanish Civil War and who was not thought of fondly by Jorge Semprún either. It couldn’t be possible that a Spaniard in uniform, even with Soviet training, could have slipped into the Peace Conference.

The solution to the enigma is found in L’Illustration, the 3 May 1919 edition, which provides us with a photo of three individuals: Colonel Lister, of the British army, French Colonel Henry and Mr. Oudaille. These three were gathered in the royal gardens of Versailles to receive the German delegation summoned to sign the conditions for peace.

1919-05-03-Colonel Lister Colonel Henri et Oudaille attendent les delegations allemandes

The Colonel Lister in the photo of the Commission on International Labour Legislation was Lt. Col. Frederick Hamilton Lister (1880-1971). This excellent summary is from the military archives:

Born 1880; educated at Radley College and Royal Military Academy, Woolwich; commissioned into Royal Artillery, 1900; seconded for service with the Punjab Frontier Force, India, 1902-1911; Capt, 1911; graduated from Staff College, Camberley, Surrey, 1914; served in World War One, 1914-1918; posted to General Staff, 1914; Maj, 1915; awarded DSO, 1916; General Staff Officer 1, British Mission, Belgian General Headquarters, Western Front, 1917; General Staff Officer 1, General Headquarters, France, 1917-1918; Brevet Lt Col, 1918; General Staff Officer 1 in charge of British Mission to 1 French Army, 1918; General Staff Officer 1, Supreme War Council, Versailles, 1918-1919; British Representative, Allied Mission, Enemy Delegations, Paris, 1919; service in South Russia as General Staff Officer 1, British Mission to White Russian Gen Anton Ivanovich Denikin, 1919-1920; accompanied French operations in the Rif Mountains, Morocco, 1926; Lt Col, 1927; retired 1931; member of HM’s Body Guard of the Honourable Corps of Gentlemen-at-Arms, 1932-1950; died 1971.

Although the little French colonel Henry is hiding his hands, he is not Colonel Hubert Henry, who had played such a terrible role in the Dreyfus Affair and died long before, in 1898. The research of Bertrand M. enabled me to identify an officer named Edmond François Henri (1872-1931).

 The Counts Zoltowski and Potobsky in Argentina

On the left of the Commission on International Labour Legislation photo, in the second row alongside the future Senator George L. Berry (in American military uniform), is Guy H. Oyster, the private secretary of Sam Gompers, and, next to him, Count Zoltowski.

In the minutes of the Commission on International Labour Legislation, it is said that Count Zoltowski answered to the name of Jean. The question is how certain is it that Count Zbigniew Zoltowski, who was buried on 16 February 1973 in the suffocating heat and humidity of Recoleta, is the same person who endured the Parisian cold of 1 February 1919?

OIT Centenario-Condes en la Recoleta

According to information from specialist sites, the Zoltowski family received the countship quite late, in 1840, which rules out the likelihood that the Zoltowskis counts would have greatly multiplied by 1919.

The other information that I found out about Count Zbigniew went along the same lines:

Polish diplomat and Count. He was Plenipotentiary Minister of Poland in the exile in Argentina, during the communist regime in his country. Together with his son Jan was able to bring humanitarian aid to Polish refugees in Europe through the Red Cross and also attended Polish political refugees in Argentina. He was awarded by the Polish Government in London with the great band of the Order of the Rebirth of Poland.

OIT CENTENARIO-Lazaro Costa

The Zoltowskis’ title could be inherited by the firstborn child, which explains why, on announcing the death of his son, on 21 April 1988, Jan Damascen Edmund retained the title of Count (and a Knight of the Order of Malta). Jan is the Polish version of Jean, the name his father identified with at the Peace Conference.

Jan married an Argentine woman whose name seems predestined to celebrate the ILO centenary and the future of work: María Luz.

Unlike her distinguished father-in-law, who had participated in drafting the founding constitution of the ILO, the three families represented by María Luz’s surnames — the Obligado, Nazar and Anchorena families — left no specific souvenir of their contribution to social justice. Had they put their estancias on the humid Argentine Pampas to full and productive use, they could have certainly helped reduce world hunger.

In any case, another honourable representative of a Polish count’s family was very much involved in the international labour standards, as borne out by a book published in Buenos Aires in 1990. Geraldo W. Von Potobsky, known at the ILO as Von Pot, was chief of the freedom of association service.

Libro Von Potobsky

In the eighteenth century, the Potocki counts ruled over the vast territories of Polish Galicia, where Jewish communities had lived for centuries before being systematically exterminated between 1939 and 1945.

So, why should a book published by an Argentine descendant of the Potocki counts and my friend Héctor Bartolomei, with a prologue written by Dr Ruda (President of the International Court of Justice and of the Commission of Experts), deserve a mention in this note on the ILO Centenary? The answer can be found in the film of my trip through Galicia (now in Ukraine) and Bessarabia (now Moldova), territories that had belonged to the Potocki counts and from where, after the most atrocious crimes had been committed, the concepts of genocide and crimes against humanity emerged. During the same trip, in Bessarabia, I visited the hometowns of the family of the Minister of Justice who abolished the death penalty in France.

At Trianon: the presentation of the peace terms to the German plenipotentiaries

In the book Contrastes europeos y orientación americana, published in Rome in 1925, Antonio Burgos recalls that it was “one of the most exciting acts that I have ever attended. At the main entrance to the historic palace, every delegation was received with full military honours by a resplendent French regiment; doorman in traditional uniform gently guided the Allies’ plenipotentiaries to the meeting room. The room was not especially sumptuous, featuring thick damask curtains, a simple tapestry adorned with a historical portrait and, in the centre, a large table in the form of a horseshoe. Seated at the head of the table was Clemenceau, with Wilson on his right and Lloyd George on his left. The other Allied delegations took their places on the sides of the horseshoe and, at the bottom edge, were eight or nine empty seats for the German plenipotentiaries”.

Although the ceremony had barely begun, Antonio Burgos, a perceptive diplomat of a young Republic, was already pondering the consequences of the events he was witnessing.

1919-06-en el Trianon-Bustos Clemenceau

While Clemenceau gave his speech, Antonio Sánchez de Bustamante, seated at the end of the left side of the horseshoe, with his white beard and moustache, fixes his gaze on the French leader. Next to him, the silhouette of Joaquín Méndez of Guatemala, looking straight ahead, can just be seen, followed by the delegate of Haiti, Tertulien Guilbaud; the former President of Honduras, Policarpo Bonilla; the delegate of Liberia, Charles D. B. King; and, from Nicaragua, a member of the Chamorro family. Like Antonio and Tertulien, Salvador Chamorro is looking at Clemenceau.

The only delegate ostentatiously avoiding looking at Clemenceau, by turning his head towards the German delegation, is Antonio Burgos of Panama.

1919-06-06-Don Antonio tourne Clemenceau

A few years later, Antonio Burgos reflected that “the absurdities contained in the Treaty of Versailles were revealed to the world when the document was still just a project being discussed by the interested parties. One by one, the events that have occurred have confirmed the reasonable predictions that were made by the Treaty’s critics”. To support this position, Burgos cites his own impressions and the publications of three eminent Europeans: L’Europa senza pace, by Francesco Saverio Nitti; War Memoirs, by David Lloyd George; and The Economic Consequences of the Peace, by John Maynard Keynes.

In the Stone Age Room: the presentation of the peace terms to the Austrian plenipotentiaries

1919-06-07-Don Antonio-J Mendez en el Chateau de St Germain en Laye

In its 7 June 1919 edition, L’Illustration recounts the event in which the peace terms were presented to the Austrian plenipotentiaries at Saint-Germain-en-Laye Castle:

[…] C’est une étrange pièce qui porte à l’entrée cette indication gravée : « Salle de l’âge de pierre ». Il y avait là des collections d´ossements préhistoriques qu’on a enlevées pour la circonstance. Mais on a laissé des cartes murales représentant la Gaule à l’époque des cavernes et aussi des pancartes où on lit : « Alluvions quaternaires », « Ossements d´animaux d´espèces éteintes ». Bizarre mélange d’un présent dramatique et d’un obscur passé enfui dans le silence des siècles » […]

The next photo, of the left side of the horseshoe, shows Antonio Sánchez de Bustamante, with his white beard and moustache, looking towards the camera as he sits in the fourth seat of the second row of the left side of the horseshoe, which constitutes the table of the Allied delegations. Joaquín Méndez, the delegate of Guatemala, is seated to his left, calmly reading a document, not paying attention to Clemenceau’s speech.

1919-06-07-Don Antonio J Mendez extracto

It’s not possible to distinguish Burgos, who is sitting in the same row as Méndez and Sánchez de Bustamante, in the third seat from the head table.

There’s a nice story on Wikipedia about Joaquín Méndez. In 1914, Méndez was ambassador to the United States when he found out that Rubén Darío was down and out in New York. Darío had tried to earn a living giving talks to promote peace in Europe.

In one of the works published in the Studia in honorem Lía Schwartz (University of La Coruña, 2019), the information about Rubén Darío’s attempted pacifist venture on his arrival in New York in 1914 is corroborated. Having spent three years in Paris, and having abandoned his wife and son in Barcelona, Rubén Darío and Alejandro Bermúdez, his secretary, presented Archer Milton Huntington with a proposal for a project called “PROPAGANDA PARA LA PAZ A TRAVES DEL CONTINENTE AMERICANO” (advertising for peace in the American continent).

The two intrepid Nicaraguans were seeking funding for 46 lectures aimed at denouncing the indescribable carnage in Europe and promoting peace, which should be “the supreme ideal of every good man and the highest aspiration of the peoples”. The talks would make visible “the need for the American people, led by the United States and in agreement with Spain, to be the first to manage peace in Europe, since special circumstances favour such lofty and plausible goals”.

Anticipating the daily tasks of any self-respecting international civil servant, the amount requested for giving 46 lectures was $50,000, which, in August 2018, is equivalent to just over $1.2 million, according to the precise calculations of professor Alison Maginn, of Monmouth University, in “Rubén Darío’s Final Chapter: Archer Milton Huntington and the Hispanic Society”, one of the works published in honour of my aunt, Lía Schwartz. Anyone who has watched the film of my trip to Galicia and Bessarabia in its entirety will have seen extracts of the tribute paid to Lía at the Instituto Cervantes in New York on 30 April 2019.

Despite Huntington’s efforts, by April 1915 Rubén Darío was sick and penniless in New York. Three people took care of him: Juan Arana Turrol, a poor and unrenowned Colombian; Salomón de la Selva (1893-1959), a Nicaraguan poet, a British soldier during the Great War and a union leader, alongside Sam Gompers, who set up unions in Nicaragua and Mexico. Salomón died suddenly in Paris, where he was Nicaraguan president Somoza’s ambassador; and Joaquín Méndez, the ambassador of Guatemala.

Thanks to the personal efforts of Joaquín Méndez, and the generosity of the Guatemalan Government, Darío moved to Guatemala in April 1915 and returned to Nicaragua several months later to die, according to Eddy Kuhl in “Aventura pacifista de Rubén Darío en Nueva York en 1914-1915” in Revista de temas nicaragüenses (March 2012).

 

I would like to conclude with some poetry

Despite his financial uncertainties, on 4 February 1915, in Havemeyer Hall at Columbia University, Rubén Darío read Pax!, a poem that contains this verse:

Se grita: ¡Guerra Santa!
acercando el puñal a la garganta,
o sacando la espada de la vaina;
y en el nombre de Dios,
casas de Dios en Reims y Lovaina
¡las derrumba el obús 42!…

To coincide with celebrations commemorating the Armistice of 11 November 1918 that formally ended the hostilities of the Great War, in November 1976, I travelled from Leuven to Paris, stopping at Reims. As I so often recount, it was in Paris that I began what was to become an enduring a romance with a young Parisian woman.

Reims Cathedral was effectively bombarded. However, as all Latin American students who arrived in Leuven in the Seventies well know, it was not a house of God but the library of the Catholic university that was destroyed by the imperial shells.

In this centenary year, I also wanted to preserve the name and memory of the valuable members of the Commission on International Labour Legislation that met on 1 February 1919 in Paris in order to draft the ILO Constitution.

The Cubans distributed sugar and dreamed of setting up orphanages for the Belgian and French war orphans. Rubén Darío fought, through his poems, for world peace.

A universal and lasting peace with social justice, as written on the fronton of the ILO for the next hundred years.